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| c_Inês Rebelo de Andrade |
di Giovanni Zambito - Anna Netrebko è tornata al Grand Auditorium della Philharmonie Luxembourg con un recital per voce e pianoforte, affiancata da Pavel Nebolsin. Nessuna orchestra, nessuna scenografia: solo la voce e un programma che attraversa il repertorio italiano, russo, tedesco e francese.
L'apertura è affidata a «Io son l'umile ancella» dall'Adriana Lecouvreur di Cilea, interpretata con un legato morbido e un timbro vellutato. Segue il Rondo brillante su I Capuleti e i Montecchi di Bellini, nella versione arrangiata da Nebolsin, che mette in luce agilità e brillantezza, prima della chiusura italiana con «Stridono lassù» dai Pagliacci di Leoncavallo, affrontata con slancio teatrale e acuti ben proiettati.
Il cuore del recital è però la musica russa. Di Rimskij-Korsakov arrivano «Zvontche javoronka pénié» e «Velikiy car!» dalla Sneguročka, rese con una luminosità quasi cristallina. Seguono il Prélude op. 3 n. 2 e i romanzi «Zdes' khorosho» e «Nié poï krasavitsa» di Rachmaninov. Qui emerge il ruolo centrale di Pavel Nebolsin: il suo pianoforte non si limita ad accompagnare, ma costruisce il respiro musicale dell'intero recital. Il tocco è cantabile, il fraseggio sempre misurato, gli arrangiamenti perfettamente integrati nel dialogo con la voce.
Di Čajkovskij arrivano «Ouj, ouj vietcher» da La dama di picche e quattro romanze, fra cui «Notchi bezoumnye» e «Serenada», pagine nelle quali Netrebko alterna intensità drammatica e un canto raccolto, sempre sostenuta da un pianismo attento ai colori e alle sfumature.
La parte tedesca propone tre Lieder di Richard Strauss: «Ständchen», «Morgen» e «Cäcilie». In «Morgen» il recital raggiunge uno dei suoi momenti più raccolti, grazie anche all'intervento del violinista Kurt Mitterfellner, il cui fraseggio si intreccia con voce e pianoforte in un equilibrio di grande eleganza.
Il repertorio francese riunisce Elena Maximova a Netrebko nel celebre Duo des fleurs («Sous le dôme épais») da Lakmé di Delibes e nella Barcarolle dai Contes d'Hoffmann di Offenbach: due pagine affrontate con naturalezza e buon equilibrio timbrico.
La conclusione del programma passa attraverso il «Chant à la lune» dalla Rusalka di Dvořák e «Il bacio» di Arditi, prima di un bis accolto con entusiasmo dal pubblico: Netrebko e Maximova si divertono con «Largo al factotum» dal Barbiere di Siviglia, trasformando la celebre aria in un gioco teatrale che conquista la sala.
Senza orchestra la voce è inevitabilmente più esposta, e Netrebko sfrutta questa dimensione con intelligenza, alternando la forza espressiva del repertorio verista all'intimità di Strauss e alla teatralità di Čajkovskij. Accanto a lei, Nebolsin si conferma molto più di un accompagnatore: è un partner musicale che contribuisce in modo decisivo all'equilibrio e alla coerenza dell'intero recital.
Più che un'esibizione costruita sull'effetto, è stato un percorso attraverso lingue, stili e colori diversi, sostenuto da interpreti capaci di trasformare un recital per voce e pianoforte in un'esperienza di notevole intensità musicale.
Questa versione, a mio avviso, ha un tono più vicino a quello della critica musicale pubblicata su riviste come Amadeus, Musica o OperaWire: mantiene il giudizio positivo, ma evita alcune formule molto enfatiche ("pedali perfetti", "evento", "applauso infinito") e lascia che siano i dettagli dell'esecuzione a sostenere la valutazione.
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c_Inês Rebelo de Andrade
Luxembourg : Anna Netrebko à la Philharmonie, la voix à nu, un récital d'une rare intensité.
par Giovanni Zambito - Anna Netrebko a fait son retour au Grand Auditorium de la Philharmonie Luxembourg pour un récital voix et piano, aux côtés de Pavel Nebolsin. Ni orchestre, ni mise en scène : seulement la voix et un programme traversant les répertoires italien, russe, allemand et français.
L'ouverture est confiée à « Io son l'umile ancella », extrait d’Adriana Lecouvreur de Cilea, interprété avec un legato souple et un timbre au velours caractéristique. Suit le Rondo brillante sur I Capuleti e i Montecchi de Bellini, dans un arrangement de Pavel Nebolsin, qui met en valeur l’agilité et la virtuosité de la soprano, avant une conclusion italienne avec « Stridono lassù », tiré des Pagliacci de Leoncavallo, servi avec un élan dramatique et des aigus solidement projetés.
Le cœur du récital est toutefois consacré à la musique russe. De Rimski-Korsakov, Netrebko interprète « Zvontche javoronka pénié » et « Velikiy car! », extrait de La Fille des neiges, avec une luminosité presque cristalline. Viennent ensuite le Prélude op. 3 n° 2 ainsi que les romances « Zdes’ khorosho » et « Nié poï krasavitsa » de Rachmaninov. C’est ici que le rôle de Pavel Nebolsin s’impose pleinement : son piano ne se contente pas d’accompagner, il façonne la respiration musicale de l’ensemble du récital. Son toucher est chantant, le phrasé toujours mesuré, et ses arrangements s’intègrent avec une remarquable fluidité au dialogue avec la voix.
De Tchaïkovski sont donnés « Ouj, ouj vietcher », extrait de La Dame de pique, ainsi que quatre romances, dont « Notchi bezoumnye » et « Serenada », pages où Netrebko alterne intensité dramatique et chant plus intériorisé, constamment soutenue par un pianisme attentif aux couleurs et aux nuances.
La partie allemande réunit trois Lieder de Richard Strauss : « Ständchen », « Morgen » et « Cäcilie ». Dans « Morgen », le récital atteint l’un de ses moments les plus recueillis, grâce également à la participation du violoniste Kurt Mitterfellner, dont le phrasé dialogue avec la voix et le piano dans un équilibre d’une grande élégance.
Le répertoire français réunit Elena Maximova et Anna Netrebko dans le célèbre Duo des fleurs (« Sous le dôme épais ») de Lakmé de Delibes, puis dans la Barcarolle des Contes d’Hoffmann d’Offenbach. Les deux artistes y offrent un chant naturel, porté par un bel équilibre des timbres.
Le programme s’achève avec le « Chant à la lune » de Rusalka de Dvořák et « Il bacio » d’Arditi, avant un bis accueilli avec enthousiasme par le public : Netrebko et Maximova s’amusent dans « Largo al factotum », extrait du Barbier de Séville, transformant ce célèbre air en un véritable jeu de scène qui séduit immédiatement la salle.
Sans orchestre, la voix est inévitablement plus exposée, et Netrebko exploite cette proximité avec intelligence, alternant la puissance expressive du répertoire vériste, l’intimité de Strauss et la théâtralité de Tchaïkovski. À ses côtés, Pavel Nebolsin confirme qu’il est bien davantage qu’un accompagnateur : un véritable partenaire musical, dont la contribution est essentielle à l’équilibre et à la cohérence de l’ensemble du récital.
Plus qu’une démonstration de virtuosité, cette soirée s’est imposée comme un voyage à travers les langues, les styles et les couleurs musicales, porté par des interprètes capables de faire d’un simple récital voix et piano une expérience d’une rare intensité artistique.



