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| c_Sebastien Grebille |
Fin dalle prime battute è apparso chiaro come Gimeno possieda una visione orchestrale limpida, sorretta da un gesto preciso ma mai autoritario, capace di valorizzare ogni sezione e di trasformare la complessità delle partiture in un discorso musicale coerente e coinvolgente.
Kelly-Marie Murphy
Curiosity, Genius, and the Search for Petula Clark
Il concerto si è aperto con una pagina contemporanea firmata da Kelly-Marie Murphy, compositrice di grande personalità (accolta da un grande applauso), che in Curiosity, Genius, and the Search for Petula Clark costruisce un universo sonoro vivace e stratificato, attraversato da tensioni ritmiche, improvvisi scarti timbrici e una sottile vena ironica.
Gustavo Gimeno ha saputo dare piena evidenza alla scrittura della Murphy, valorizzandone la varietà dei colori orchestrali e la continua trasformazione del materiale musicale. La Toronto Symphony Orchestra ha restituito con precisione e brillantezza la complessità della partitura, mostrando una notevole duttilità espressiva. L’esecuzione ha reso il brano comunicativo e coinvolgente, catturando immediatamente l’attenzione del pubblico, che ha accolto l’opera con interesse e partecipazione.
Béla Bartók
Nel Concerto n. 1 di Bartók, l’incontro tra Patricia Kopatchinskaja e Gustavo Gimeno ha dato vita a un’interpretazione di straordinaria intensità poetica. La violinista ha affrontato la parte solistica con il suo inconfondibile stile: suono mobile, vibrato controllato, fraseggio inquieto e profondamente espressivo.
Il primo movimento è apparso come un lungo monologo interiore, intimo e fragile, in cui Kopatchinskaja ha scolpito ogni linea con estrema sensibilità, sostenuta da un’orchestra attenta, quasi respirante insieme al solista. Nel secondo movimento, più contrastato e ritmicamente incisivo, Gimeno ha saputo equilibrare tensione e chiarezza formale, lasciando emergere il dialogo serrato tra violino e orchestra.
Il risultato è stato un Bartók non monumentale, ma umano, attraversato da emozioni contrastanti, accolto dal pubblico con un ascolto concentratissimo e un applauso convinto.
Sergej Prokof’ev
Sinfonia n. 5
La Quinta Sinfonia di Prokof’ev ha rappresentato il vertice della serata. Gimeno ne ha offerto una lettura di grande respiro, capace di tenere insieme monumentalità e ambiguità, energia e sottile ironia. Fin dal primo movimento, l’orchestra ha sfoggiato un suono compatto e luminoso, con archi ampi e fiati incisivi, perfettamente coordinati.
Il secondo movimento, con il suo sarcasmo tagliente, è stato restituito con ritmo implacabile e precisione millimetrica, mentre il movimento lento ha raggiunto momenti di intensa densità emotiva, senza mai indulgere nel pathos eccessivo. Nel finale, Gimeno ha costruito una progressione travolgente, mettendo in luce la doppia anima della sinfonia: celebrativa in apparenza, inquieta nel profondo.
L’esecuzione ha conquistato il pubblico, che ha risposto con applausi lunghi e calorosi, tributando un consenso convinto al direttore e alla Toronto Symphony Orchestra.
Un dialogo vivo con il pubblico
L’intero concerto è stato segnato da una partecipazione emotiva evidente della sala, attenta e silenziosa nei momenti più raccolti, generosa negli applausi finali. Gustavo Gimeno ha confermato di essere non solo un interprete di grande statura, ma anche un musicista capace di creare un dialogo autentico tra orchestra e pubblico.
Una serata di alto profilo artistico, che ha lasciato il segno e ha messo in luce la bellezza di un evento musicale vissuto intensamente, sul palco e in sala.
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| c_Sebastien Grebille |
Gustavo Gimeno à la Philarmonie Luxembourg: un retour attendu, un concert mémorable
Le concert dirigé par Gustavo Gimeno à la tête du Toronto Symphony Orchestra s’est révélé être un événement d’une intensité rare, capable d’allier rigueur interprétative, élan émotionnel et une communication profonde avec le public, qui a répondu avec un enthousiasme croissant jusqu’à un final chaleureusement applaudi. Un programme ambitieux, construit avec une véritable intelligence dramaturgique, a permis de traverser des langages, des époques et des sensibilités différentes, tout en maintenant une tension expressive constante.
Dès les premières mesures, il est apparu clairement que Gimeno possède une vision orchestrale limpide, soutenue par un geste précis mais jamais autoritaire, capable de valoriser chaque pupitre et de transformer la complexité des partitions en un discours musical cohérent et captivant.
Kelly-Marie Murphy
Curiosity, Genius, and the Search for Petula Clark
Le concert s’est ouvert sur une œuvre contemporaine signée par Kelly-Marie Murphy, compositrice à la personnalité affirmée, qui, dans Curiosity, Genius, and the Search for Petula Clark, construit un univers sonore vif et stratifié, traversé de tensions rythmiques, de brusques éclats timbriques et d’une subtile veine ironique.
Gustavo Gimeno a su mettre pleinement en valeur l’écriture de Murphy, en soulignant la richesse des couleurs orchestrales et la transformation constante du matériau musical. Le Toronto Symphony Orchestra a restitué avec précision et éclat la complexité de la partition, faisant preuve d’une remarquable souplesse expressive. L’exécution a rendu l’œuvre immédiatement communicative et engageante, captant l’attention du public, qui l’a accueillie avec un intérêt manifeste.
Béla Bartók
Dans le Concerto pour violon n° 1 de Bartók, la rencontre entre Patricia Kopatchinskaja et Gustavo Gimeno a donné lieu à une interprétation d’une intensité poétique exceptionnelle. La violoniste a abordé la partie soliste avec son style inimitable : un son mobile, un vibrato maîtrisé, un phrasé inquiet et profondément expressif.
Le premier mouvement s’est déployé comme un long monologue intérieur, intime et fragile, dans lequel Kopatchinskaja a sculpté chaque ligne avec une sensibilité extrême, soutenue par un orchestre attentif, presque respirant avec la soliste. Dans le second mouvement, plus contrasté et rythmiquement incisif, Gimeno a su trouver un équilibre subtil entre tension et clarté formelle, laissant émerger un dialogue serré entre le violon et l’orchestre.
Il en est résulté un Bartók non monumental, mais profondément humain, traversé d’émotions contradictoires, accueilli par le public dans un silence concentré, suivi d’applaudissements nourris et convaincus.
Sergueï Prokofiev
Symphonie n° 5
La Cinquième Symphonie de Prokofiev a constitué le sommet de la soirée. Gimeno en a proposé une lecture ample et maîtrisée, capable de conjuguer monumentalité et ambiguïté, énergie et ironie sous-jacente. Dès le premier mouvement, l’orchestre a déployé un son compact et lumineux, avec des cordes amples et des cuivres incisifs, parfaitement coordonnés.
Le deuxième mouvement, marqué par un sarcasme mordant, a été rendu avec un rythme implacable et une précision millimétrée, tandis que le mouvement lent a atteint des moments d’une densité émotionnelle intense, sans jamais céder à un pathos excessif. Dans le finale, Gimeno a construit une progression irrésistible, mettant en lumière la double nature de la symphonie : célébrative en apparence, profondément inquiète en son for intérieur.
L’exécution a littéralement conquis le public, qui a répondu par de longs et chaleureux applaudissements, saluant avec ferveur le chef et le Toronto Symphony Orchestra.
Un dialogue vivant avec le public
L’ensemble du concert a été marqué par une participation émotionnelle évidente de la salle, attentive et silencieuse dans les moments les plus recueillis, généreuse et enthousiaste dans les applaudissements finaux. Gustavo Gimeno a confirmé qu’il est non seulement un interprète de grande envergure, mais aussi un musicien capable d’instaurer un dialogue authentique entre l’orchestre et le public.
Une soirée de très haut niveau artistique, qui a laissé une empreinte durable et a pleinement révélé la beauté d’un événement musical vécu intensément, sur scène comme dans la salle.

